Rénovation de cuisine
à Paris & Île-de-France
L'implantation d'une cuisine est commandée par la position des arrivées et des évacuations, pas par le plan souhaité : déplacer un évier suppose de reconstituer une pente, parfois un relevage. LUPOQ Rénovation vérifie ce point avant tout dessin, ainsi que la puissance électrique disponible pour les appareils. Les réseaux sont photographiés avant fermeture des murs et ces images sont remises au client.
Une cuisine ne se décide pas sur un catalogue de façades. Elle se décide sur l'évacuation disponible, l'état du tableau électrique et ce que la copropriété autorise. Le reste vient après.
Les six points qui décident du projet
Ce sont eux qu'on vérifie avant de dessiner. Un projet dessiné sans les connaître est un projet qu'il faudra redessiner.
01L'évacuation décide de l'implantation
Avant de dessiner quoi que ce soit, on vérifie où passe la descente d'eaux usées et quelle pente reste disponible. Déplacer un évier de deux mètres suppose une pente d'écoulement suffisante jusqu'à la colonne. Sans elle, il faut une pompe de relevage, avec son bruit et son entretien, ou renoncer au déplacement. C'est ce point qui fait tomber la moitié des projets dessinés sur plan par un cuisiniste sans venir sur place.
02L'électricité d'une cuisine n'est pas celle d'un salon
La norme NF C 15-100 impose des circuits dédiés : un pour le four, un pour les plaques, un pour le lave-vaisselle, plus un minimum de prises réparties sur le plan de travail. Sur un appartement ancien dont le tableau n'a jamais été repris, une cuisine équipée fait sauter l'installation. La reprise électrique est presque toujours au programme, et c'est le poste que les devis de cuisinistes n'incluent pas.
03L'extraction et la ventilation
Une hotte à évacuation extérieure suppose un conduit disponible et autorisé par la copropriété. Beaucoup d'immeubles parisiens l'interdisent en façade, et les conduits existants sont souvent affectés à la VMC collective. Se brancher dessus est interdit et provoque des refoulements chez les voisins. Dans ces cas, on part sur une hotte à recyclage avec filtres charbon, et on le dit dès la conception plutôt qu'à la pose.
04Le mur porteur et l'ouverture sur le séjour
Ouvrir la cuisine sur la pièce de vie est la demande la plus fréquente. Si le mur est porteur, il faut une étude de structure, un renfort dimensionné, et l'accord de la copropriété puisqu'un mur porteur est une partie commune. Si le mur est une simple cloison, l'opération est rapide. La différence entre les deux se voit au sondage, pas à l'œil.
05Le plan de travail et les tolérances du bâti ancien
Dans un appartement ancien, rien n'est d'équerre ni d'aplomb. Un plan de travail livré aux cotes du plan présente un jour de plusieurs millimètres contre le mur. Le relevé se fait après la pose des caissons, sur place, et pas avant. C'est plus long, c'est la seule méthode qui donne un joint propre.
06Les nuisances et le voisinage
Une cuisine, c'est de la découpe, du perçage et souvent de la démolition. Les travaux bruyants sont encadrés par le règlement de copropriété et par arrêté préfectoral, avec des plages qui varient d'un immeuble à l'autre. Nous affichons le planning dans le hall et prévenons les voisins avant les phases bruyantes.
Le déroulement
Relevé et faisabilité
Visite sur place, relevé des cotes, repérage des évacuations, de l'arrivée d'eau, du tableau électrique et des conduits de ventilation. C'est ce relevé qui dit ce qui est possible.
Implantation et choix
Plan d'implantation tenant compte des contraintes relevées, choix des matériaux, des façades et de l'électroménager. On dessine dans ce qui est faisable.
Dépose et réseaux
Dépose de l'ancienne cuisine, reprise de la plomberie et de l'électricité, création des attentes aux bons emplacements. Tout ce qui sera invisible ensuite.
Supports et finitions
Reprise des murs et du sol, carrelage ou crédence, peinture. Un caisson posé sur un mur non repris se voit au millimètre près.
Pose et raccordements
Montage des meubles, relevé et pose du plan de travail, raccordement des appareils, mise en service et vérification des écoulements.
Questions fréquentes
Peut-on déplacer une cuisine dans un appartement parisien ?+
Cela dépend de la pente d'évacuation disponible entre le nouvel emplacement et la colonne existante. Sur quelques mètres, c'est souvent possible. Au-delà, il faut une pompe de relevage, ou conserver l'emplacement d'origine. C'est le premier point que nous vérifions lors de la visite, avant tout dessin.
Faut-il l'accord de la copropriété pour refaire sa cuisine ?+
Pas pour une rénovation à l'identique dans les mêmes volumes. En revanche, dès que vous ouvrez un mur porteur, créez une évacuation en façade pour une hotte, ou touchez à une colonne commune, l'accord de la copropriété devient nécessaire, parfois par vote en assemblée générale.
Combien de temps dure la rénovation d'une cuisine ?+
Comptez deux à quatre semaines pour une cuisine sans modification des réseaux, quatre à six semaines si l'électricité et la plomberie sont reprises ou si un mur est ouvert. À cela s'ajoute le délai de fabrication des meubles, souvent de quatre à huit semaines selon le fournisseur.
Peut-on installer une hotte à évacuation extérieure ?+
Uniquement si un conduit dédié existe et que la copropriété l'autorise. Se brancher sur un conduit de VMC collective est interdit et provoque des refoulements chez les voisins. Quand l'évacuation n'est pas possible, nous partons sur une hotte à recyclage à filtres charbon, en le disant dès la conception.
Faut-il refaire l'électricité en rénovant une cuisine ?+
Presque toujours dans un appartement ancien. La norme impose des circuits dédiés pour le four, les plaques et le lave-vaisselle, plus un minimum de prises sur le plan de travail. Une installation non reprise fait disjoncter dès que deux appareils fonctionnent ensemble.
Combien coûte une rénovation de cuisine ?+
Le budget dépend de l'ampleur des reprises de réseaux, du niveau de sur-mesure, des matériaux de plan de travail et de l'électroménager retenu. Deux cuisines de surface identique peuvent varier du simple au double. Nous ne publions pas de fourchette : la visite et le devis sont gratuits, et le prix remis est ferme et contractuel.
Travaillez-vous avec un cuisiniste ou fournissez-vous les meubles ?+
Les deux. Si vous avez déjà choisi une cuisine chez un fournisseur, nous prenons en charge la dépose, les réseaux, les supports et la pose. Si vous préférez un ensemble, nous gérons la fourniture et la pose sous un seul contrat, avec une seule responsabilité en cas de problème.
Une cuisine s'accompagne souvent d'une mise aux normes électriques, de la reprise des sols et des murs. Si le logement entier est concerné, voir la rénovation complète ou la présentation de notre entreprise de rénovation à Paris.
Ce qui décide de l’implantation d’une cuisine
Avant tout dessin, un seul relevé commande le projet : la position de la colonne d’évacuation et la hauteur disponible sous le sol fini. Une évacuation gravitaire demande une pente régulière d’un à trois centimètres par mètre jusqu’à la colonne. Sans cette pente, l’évier ne peut pas aller où le plan le prévoit.
Dans le bâti ancien à plancher bois, cette hauteur se trouve parfois entre les solives, à condition de connaître leur sens de portée et de ne jamais les entailler. Dans un immeuble en béton à plancher plein, elle n’existe pas : il faut surélever localement, ce qui crée un seuil, ou installer une pompe de relevage.
Nous posons rarement une pompe, et jamais sans le dire. C’est un appareil qui fonctionne, mais qui fait du bruit, qui consomme, qui tombe en panne un jour et qui doit rester accessible pour être réparé. Sur une cuisine ouverte sur un séjour, ce bruit se remarque.
Les cotes qui ne se négocient pas
Quatre-vingt-dix centimètres de passage minimum devant les meubles, cent vingt s’il y a un lave-vaisselle dont la porte s’ouvre vers l’extérieur. Soixante centimètres de plan de travail continu entre l’évier et la plaque, quatre-vingt-dix c’est mieux. Quarante centimètres de dégagement de chaque côté de la plaque. Et soixante-cinq centimètres de profondeur pour les jambes si un îlot sert de table.
Ces chiffres ne sont pas des recommandations de confort : ce sont les seuils en dessous desquels une cuisine devient pénible tous les jours, quel que soit son prix. Ils se tracent à la craie au sol avant toute commande, avec les portes d’électroménager simulées ouvertes. C’est ce test, et non le rendu en trois dimensions, qui valide une implantation.
L’extraction, le point qu’on découvre trop tard
Une hotte à évacuation extérieure suppose un conduit dédié, en état, et dont l’usage est autorisé par la copropriété. Dans les immeubles anciens, d’anciens conduits de fumée désaffectés sont parfois réemployables : il faut vérifier qu’ils ne desservent plus rien et qu’ils sont étanches, ce qu’un test simple permet de contrôler.
Dans un immeuble équipé d’une ventilation mécanique collective, s’y raccorder est formellement interdit : la hotte pousse l’air dans une colonne prévue pour extraire, ce qui provoque des refoulements d’odeurs chez les voisins. On part alors sur une hotte à recyclage à filtres charbon, et nous le disons dès le devis plutôt qu’au moment de la pose.
Le plan de travail : relevé sur place, jamais sur le plan
Dans un logement ancien, aucun mur n’est d’aplomb et aucun angle n’est à quatre-vingt-dix degrés. Un plan commandé aux cotes du dessin arrive avec un jour de plusieurs millimètres contre le mur, et ce jour ne se rattrape pas au joint. Le relevé se fait au gabarit, après la pose des caissons.
La zone entre la découpe d’évier et celle de la plaque est le point faible mécanique. En dessous d’une soixantaine de centimètres sur un matériau naturel, le risque de rupture devient réel — et c’est aussi la distance en dessous de laquelle la cuisine devient inconfortable. La contrainte technique et la contrainte d’usage donnent ici la même réponse.
L’électricité et l’éclairage
Une cuisine concentre les gros consommateurs du logement : circuits dédiés pour la plaque, le four et le lave-vaisselle, prises réparties sur le plan de travail, protection différentielle adaptée. Sur un tableau ancien saturé, il n’y a ni emplacement libre ni section suffisante pour une plaque à induction, et la reprise devient la règle.
L’éclairage se décide au même moment. Une cuisine éclairée uniquement depuis le plafond, derrière l’utilisateur, se travaille dans sa propre ombre. La lumière se place au-dessus du plan de travail, et son alimentation traverse le plafond ou les meubles hauts : elle se prépare avant les finitions, pas après.
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Réponse de LUPOQ Rénovation : Merci, Versailles est toujours un plaisir !